Vous avez probablement déjà entendu parler de Mecarun si vous fréquentez les forums automobiles ou si vous cherchez des solutions pour réduire votre consommation de carburant. Cette marque française, qui fête ses 25 ans d’existence, divise autant qu’elle passionne. Entre les utilisateurs convaincus qui ne jurent que par leurs produits et les sceptiques qui crient à l’arnaque, difficile de s’y retrouver. On va démêler tout ça ensemble.
C’est quoi exactement Mecarun ?
Mecarun, c’est avant tout une entreprise française basée en Charente-Maritime (département 17) qui développe et commercialise des additifs pour moteurs thermiques depuis plus de 25 ans. Leur spécialité ? Des produits qui promettent de faire des économies de carburant, de nettoyer votre moteur et de réduire la pollution. Ça sonne bien sur le papier, mais qu’en est-il vraiment ?
La gamme Mecarun s’adresse à tous les véhicules équipés de moteurs thermiques : voitures essence et diesel, motos, bateaux, tracteurs agricoles, poids lourds, et même les ULM. Leur philosophie est simple : plutôt que de laisser votre moteur s’encrasser progressivement, autant traiter le problème à la source avec des additifs préventifs.
L’entreprise dirigée par Gerard Fardeau revendique des milliers d’utilisateurs satisfaits à travers l’Europe. Leurs produits sont testés en France, un pays réputé pour ses normes strictes en matière de sécurité et d’environnement. Mais attention, qui dit « testé » ne dit pas forcément « certifié » par des organismes indépendants.
Quels sont les produits phares de la marque ?
Le C99 : la star de la gamme
Le C99 représente le produit emblématique de Mecarun. Disponible en versions diesel, essence et éthanol, cet additif de carburant se verse directement dans votre réservoir à chaque plein. Son rôle ? Agir comme un catalyseur pour améliorer la combustion du carburant.
Comment ça fonctionne concrètement ? Le C99 augmente la vitesse de combustion du mélange air-carburant dans les cylindres. Une combustion plus rapide et plus complète signifie moins de résidus, moins de fumées noires et théoriquement moins de carburant gaspillé. Le produit combat également la prolifération de bactéries dans le réservoir (oui, il y a des bactéries dans votre gasoil !) qui forment des boues et encrassent le circuit.
Le dosage : Pour un usage normal sur route, comptez environ 10 ml pour 40 litres de carburant. En conduite urbaine ou sportive, doublez la dose avec 20 ml pour 40 litres. Le flacon est équipé d’un doseur intégré qui facilite l’utilisation.
Niveau tarifs :
- 250 ml : environ 19-24 euros
- 500 ml : environ 36 euros
- 1 litre : entre 56 et 68 euros
Les économies annoncées ? Jusqu’à 10% de consommation en moins, soit potentiellement 100 km supplémentaires par plein pour les véhicules anciens (norme Euro 3 et antérieurs). Sur les véhicules récents, les gains sont généralement moins spectaculaires.
Le P18 : l’hyper-lubrifiant controversé
Le P18 n’est pas un simple additif d’huile moteur. Mecarun le présente plutôt comme un traitement de surface métallique qui crée un film protecteur anti-usure sur les pièces en friction. Sans chlore, sans PTFE et sans molybdène, il se veut compatible avec toutes les huiles du marché.
Où l’utiliser ? Principalement dans le moteur lors de la vidange, mais aussi dans la boîte de vitesses (sauf automatiques), le pont ou même la direction assistée. Les utilisateurs rapportent des effets sur la souplesse du passage des vitesses, la réduction des bruits mécaniques et l’amélioration des démarrages à froid.
Mode d’emploi : Ajoutez 10% du volume d’huile en P18 lors de votre vidange. Par exemple, si votre moteur contient 5 litres d’huile, versez 500 ml de P18 avant de compléter avec l’huile neuve.
Les prix :
- 250 ml : 25-37 euros
- 500 ml : environ 65 euros
- 1 litre : 90 euros
Petit point d’attention : certains mécaniciens « old school » considèrent que les huiles modernes synthétiques sont déjà suffisamment performantes et que ce type d’additif est superflu. D’autres ne jurent que par le P18, surtout pour les moteurs kilométrés.
L’Eco 10000 : le nettoyant intensif
Plus puissant que le C99, l’Eco 10000 sert de traitement de choc pour les moteurs particulièrement encrassés. Il est notamment recommandé pour décrasser les vannes EGR et régénérer les filtres à particules (FAP) qui menacent de se boucher.
Quand l’utiliser ? Avant un contrôle technique si votre voiture pollue trop, ou si vous constatez des fumées noires importantes, une perte de puissance ou un voyant moteur allumé. C’est aussi un bon réflexe si vous achetez un véhicule d’occasion qui n’a visiblement pas été bien entretenu.
Prix : Entre 21 et 32 euros le flacon de 250 ml selon les revendeurs.
L’Engine Flush : le nettoyant avant vidange
L’Engine Flush se verse dans l’huile usagée juste avant la vidange. Vous le laissez tourner au ralenti pendant 10 minutes, puis vous vidangez immédiatement. Son rôle ? Décoller les dépôts de calamine et les résidus qui se sont accumulés dans le carter.
Dosage : 10% du volume d’huile pour les diesels, 5% pour les essences. Attention, il est impératif de changer le filtre à huile après un Engine Flush et d’utiliser le P18 avec l’huile neuve pour protéger les surfaces métalliques nettoyées.
Est-ce que ça marche vraiment ?
Ah, la question à un million ! Les avis sont tellement partagés qu’on pourrait écrire une thèse sur le sujet. Regardons ça de manière objective.
Les retours positifs
Sur les forums spécialisés et les sites de vente, on trouve de nombreux témoignages enthousiastes. Des utilisateurs comme cet automobiliste sur JeepMania qui utilise le P18 depuis 15 ans et a constaté une différence nette en montée. Ou ce propriétaire de Land Cruiser qui affirme économiser 10% de gasoil sur une année complète et qui a passé son contrôle technique avec un taux de pollution quasi nul.
Un mécanicien espagnol a même accepté de filmer un test d’opacimétrie avec un résultat impressionnant de 0,06 m⁻¹ sans aucune fumée noire. Pour un véhicule de 170 000 km, c’est effectivement remarquable.
Certains utilisateurs rapportent des améliorations concrètes :
- Réduction des bruits moteur, surtout à froid
- Boîtes de vitesses qui passent mieux les rapports
- Disparition des fumées noires à l’accélération
- Autonomie augmentée de 50 à 100 km par plein
- Démarrages plus francs en hiver
Les déceptions et critiques
Mais il y a aussi l’autre camp. Sur Trustpilot, plusieurs utilisateurs se montrent déçus, voire en colère. Un automobiliste avec une Peugeot 5008 HDi a dépensé 46 euros dans un pack décrassage FAP et vanne EGR. Résultat après 2000 km et quatre pleins traités ? Aucune amélioration de consommation, aucune réduction des cliquetis d’injecteurs, et cerise sur le gâteau : le voyant moteur qui s’allume.
Un autre utilisateur de Prius roulant à l’éthanol avec du Mecarun a subi une panne de pompe à essence après 75 000 km, avec une facture de réparation salée à 2600 euros. Toyota a clairement indiqué que c’était lié au fonctionnement à l’éthanol, ce qui l’a amené à remettre en question l’efficacité réelle de la « protection » promise.
Sur les motos, certains rapportent des problèmes de fonctionnement moteur avec le C99 éthanol : ratés, calages intempestifs, perte de puissance. Des expériences qui refroidissent.
Qu’est-ce qui explique ces différences ?
Plusieurs facteurs peuvent expliquer pourquoi certains voient des résultats spectaculaires et d’autres rien du tout :
L’âge et l’état du véhicule : Les gains sont généralement plus visibles sur les véhicules anciens (Euro 3 et antérieurs) qui s’encrassent davantage. Sur les moteurs récents avec des systèmes d’injection ultra-précis, les additifs du carburant vendu en station sont déjà performants.
La qualité du carburant de base : Si vous faites régulièrement le plein dans des stations de marque reconnues, votre carburant contient déjà des additifs détergents. L’ajout de Mecarun aura moins d’impact que si vous roulez constamment au gasoil de supermarché discount.
Le style de conduite : Quelqu’un qui roule sportivement constatera peut-être moins d’amélioration qu’une personne roulant de manière économique. L’effet placebo joue aussi : si vous savez que vous avez mis un produit censé réduire la consommation, vous risquez inconsciemment d’adapter votre conduite.
Le temps d’action : Mecarun précise qu’il faut au minimum 2 à 3 pleins traités avant de constater les effets. Le produit doit nettoyer progressivement tout le circuit. Certains utilisateurs testent sur un seul plein et concluent trop vite.
Les attentes irréalistes : Promettre 10% d’économie, c’est vendeur, mais c’est aussi un maximum observé dans des conditions optimales. Dans la vraie vie, avec tous les facteurs qui influencent la consommation (trafic, météo, chargement du véhicule), isoler l’effet du produit est compliqué.
Que disent les sceptiques et les experts ?
Dans les garages et chez les mécaniciens professionnels, les avis sont tout aussi divisés. Certains préparateurs moteur en compétition utilisent le P18 dans leurs machines semi-usine. D’autres considèrent que c’est du marketing et que les huiles modernes synthétiques 5W-30 ou 0W-30 homologuées constructeur sont amplement suffisantes.
Un argument technique revient souvent : les moteurs modernes sont conçus avec des tolérances extrêmement précises. Ajouter un produit qui modifie les propriétés du carburant ou de l’huile peut potentiellement perturber l’équilibre prévu par l’ingénierie du constructeur, même si Mecarun affirme la compatibilité totale.
Concernant les économies de carburant, il existe un consensus chez les ingénieurs : oui, une meilleure combustion peut théoriquement réduire la consommation, mais l’impact dépend énormément de l’encrassement initial du moteur. Un moteur propre et bien entretenu ne gagnera quasi rien.
Les produits Mecarun sont-ils dangereux pour le moteur ?
C’est la grande question que se posent légitimement les automobilistes avant d’investir. D’après les informations disponibles, les produits Mecarun ne contiennent pas d’éléments nocifs comme le chlore, le PTFE ou le molybdène dans le P18. Ils sont formulés pour être compatibles avec tous les types de carburants et d’huiles.
Cependant, quelques précautions s’imposent :
Respectez scrupuleusement les dosages. Plus n’est pas forcément mieux. Un surdosage peut créer des dépôts ou perturber la combustion.
N’utilisez pas l’Engine Flush trop souvent. C’est un nettoyant puissant qui décolle beaucoup de saletés. Un usage excessif pourrait libérer des débris qui boucheraient des conduits.
Changez toujours le filtre à huile après un Engine Flush. Les impuretés décollées se retrouvent en suspension et doivent être éliminées.
Pour le P18, attendez que le moteur soit rodé. Sur un moteur neuf, il vaut mieux attendre 2500 à 3000 km avant la première utilisation.
Les cas de casse moteur directement attribuables aux produits Mecarun sont rares dans les témoignages. Le principal risque semble être de dépenser de l’argent pour un produit qui n’apporte rien sur votre véhicule en particulier.
Combien ça coûte vraiment d’utiliser Mecarun ?
Faisons un petit calcul pratique. Imaginons que vous roulez 20 000 km par an avec une voiture diesel consommant 6 litres aux 100 km.
Sans Mecarun :
- Consommation annuelle : 1200 litres
- Coût à 1,70€/litre : 2040 euros
Avec C99 et économie de 8% (soyons réalistes) :
- Consommation annuelle : 1104 litres
- Coût carburant : 1877 euros
- Coût C99 (environ 18 flacons de 250 ml) : 350 euros
- Total : 2227 euros
Dans ce scénario, vous perdez en fait 187 euros par an ! L’économie de carburant ne compense pas le prix du produit.
Mais si l’économie atteint 10% :
- Consommation : 1080 litres
- Coût carburant : 1836 euros
- Coût C99 : 350 euros
- Total : 2186 euros
Vous économisez alors 146 euros, ce qui reste modeste.
Le calcul devient plus intéressant si vous roulez beaucoup (40 000 km+), si vous avez un gros rouleur diesel, ou si vous obtenez réellement les 10% d’économie promis. Ajoutez à cela les potentielles économies sur l’entretien (moins d’encrassement du FAP, de la vanne EGR) et ça peut se justifier sur le long terme.
Pour le P18, c’est différent : on parle d’entretien préventif. Un flacon de 250 ml à 35 euros vous fait 5 à 10 vidanges selon la capacité d’huile de votre moteur. Si ça permet de prolonger la durée de vie du moteur et d’éviter une grosse réparation, l’investissement est dérisoire.
Où acheter les produits Mecarun ?
La marque dispose d’un réseau assez large en France avec environ 700 points de vente référencés. Vous pouvez trouver leurs produits :
En ligne :
- Sur le site officiel mecarun.fr
- Chez des spécialistes comme MyLittleGarage.fr ou Mongrossisteauto.com
- Sur les marketplaces : Amazon, Cdiscount, Manomano
En magasin :
- Certains centres auto et garages spécialisés
- Des revendeurs indépendants (liste disponible sur leur site)
Les prix varient sensiblement d’un revendeur à l’autre. N’hésitez pas à comparer, vous pouvez trouver des écarts de 5 à 10 euros sur un même produit. Attention aussi aux codes promo et offres de parrainage qui circulent, certains permettent de grappiller quelques euros.
Quelques alternatives à connaître
Mecarun n’est évidemment pas seul sur le marché des additifs. Voici quelques concurrents directs :
Mecacyl : Souvent confondu avec Mecarun, c’est en réalité une marque distincte issue de la recherche aéronautique. Leurs produits sont comparables en termes de prix et de promesses. Les avis sont tout aussi partagés.
Bardahl : Le géant américain des additifs, présent depuis 1939. Leurs produits sont plus faciles à trouver en grande surface et centres auto. Particulièrement réputés pour leur nettoyant vanne EGR en spray.
Liqui Moly : Marque allemande haut de gamme, plus chère mais avec une solide réputation en Allemagne et en Europe centrale. Leurs additifs pour injection et leur Ceratec (équivalent du P18) ont beaucoup d’adeptes.
Facom : Le fabricant d’outillage propose aussi des additifs de décalaminage à des prix compétitifs, disponibles notamment chez Norauto.
Total/Motul/Shell : Les grands pétroliers ont leurs propres gammes d’additifs, souvent vendues avec une étiquette « recommandé constructeur ».
Chaque marque a ses fans et ses détracteurs. L’avantage de Mecarun, c’est d’être français, avec un service client accessible et une communauté d’utilisateurs active qui échange beaucoup sur les forums.
Notre verdict : est-ce que ça vaut le coup ?
Soyons honnêtes : Mecarun n’est ni le produit miracle que certains décrivent, ni l’arnaque que d’autres dénoncent. La réalité se situe quelque part au milieu.
Ça peut valoir le coup si :
- Vous roulez avec un véhicule diesel ancien (Euro 3 ou antérieur)
- Votre voiture a un kilométrage élevé et montre des signes d’encrassement
- Vous faites principalement de la conduite urbaine (trajets courts, moteur qui ne monte pas en température)
- Vous avez un contrôle technique qui approche et votre taux de pollution est limite
- Vous roulez beaucoup (plus de 30 000 km/an)
- Vous avez accès à du carburant discount de qualité moyenne
- Vous aimez entretenir votre véhicule vous-même et cherchez des solutions préventives
Ça risque d’être décevant si :
- Votre véhicule est récent (norme Euro 6) et bien entretenu
- Vous faites le plein dans des stations premium avec carburant déjà additivé
- Vous roulez peu (moins de 10 000 km/an)
- Vous espérez des gains spectaculaires de puissance ou de consommation
- Votre moteur a déjà des problèmes mécaniques sérieux qu’un additif ne pourra pas régler
- Vous attendez des résultats immédiats dès le premier plein
Le bon compromis ? Testez sur 3 à 4 pleins en notant scrupuleusement votre consommation, vos kilomètres parcourus et les conditions de conduite. Comparez avec une période équivalente sans le produit. Faites-le de manière scientifique, sans a priori, et vous aurez votre réponse.
Pour le P18, l’approche est différente : c’est une assurance préventive. Si vous comptez garder votre véhicule longtemps et que vous cherchez à maximiser sa durée de vie, 35 euros tous les ans ou tous les deux ans ne vont pas vous ruiner. Dans le pire des cas, ça ne fera rien. Dans le meilleur, ça protégera réellement votre mécanique.
Les questions qu’on nous pose souvent
Le C99 est-il compatible avec l’AdBlue ? Oui, sans problème. Les deux produits vont dans des réservoirs séparés et ne se mélangent jamais. Certains utilisateurs rapportent même une consommation réduite d’AdBlue avec le C99.
Peut-on utiliser Mecarun sur un véhicule hybride ? Sur la partie thermique, oui. Mais les trajets courts avec coupures fréquentes du moteur thermique risquent d’empêcher le produit de faire pleinement effet. Le moteur doit tourner suffisamment longtemps pour atteindre sa température optimale.
Est-ce compatible avec l’éthanol E85 ? Mecarun propose spécifiquement un C99 éthanol pour ce carburant. Attention cependant, plusieurs témoignages font état de problèmes sur motos avec cette version. Sur les voitures, les retours sont plus positifs.
Faut-il en mettre à chaque plein ? Mecarun le recommande pour un effet optimal, mais certains utilisateurs espacent (un plein sur deux par exemple) une fois que le moteur est propre, pour réduire les coûts.
Que se passe-t-il si on oublie d’en mettre pendant plusieurs mois ? Rien de grave. Le moteur va progressivement s’encrasser à nouveau selon son usage normal. Il faudra juste reprendre le traitement et être patient le temps que ça nettoie à nouveau.
Mon garage peut-il refuser la garantie constructeur si j’utilise Mecarun ? Théoriquement non, à condition de respecter les préconisations constructeur pour l’huile et le carburant. Les additifs ne sont pas censés annuler une garantie. Mais en pratique, en cas de litige, ça pourrait compliquer les choses.
Le mot de la fin
Mecarun incarne parfaitement le dilemme des additifs automobile : des promesses alléchantes, des témoignages enthousiastes d’un côté, des déceptions et du scepticisme de l’autre. Après avoir épluché des centaines d’avis et de témoignages, une chose est claire : ça marche pour certains, pas pour d’autres, et beaucoup de facteurs entrent en jeu.
Si vous décidez de tester, faites-le de manière méthodique avec un vrai suivi de consommation. Ne vous fiez pas à votre ressenti ou à l’ordinateur de bord qui peut être imprécis. Notez les kilomètres, les litres, calculez votre consommation réelle sur plusieurs pleins. C’est le seul moyen d’avoir une vision objective.
Et surtout, gardez en tête qu’aucun additif ne remplacera jamais un bon entretien régulier : vidanges dans les temps, filtres changés, conduite souple, montée en température du moteur avant de solliciter. Ces basiques restent la meilleure garantie de longévité pour votre mécanique.
Si Mecarun peut apporter un petit plus dans votre stratégie d’entretien globale, tant mieux. Mais si vous cherchez la potion magique qui va transformer votre vieille voiture en bolide économe, vous risquez d’être déçu. La magie en mécanique, ça n’existe pas vraiment. Ce qui existe, c’est l’entretien rigoureux, la prévention, et parfois, un petit coup de pouce des additifs… si les astres sont alignés.
Alors, Mecarun : arnaque ou bonne affaire ? Ni l’un ni l’autre. C’est un outil parmi d’autres dans la boîte de l’automobiliste averti. À vous de décider s’il a sa place dans la vôtre.